jeudi 17 mars 2011

Les giboulées de mars

Pas facile de donner des nouvelles par ici en ce moment, et pourtant j'en aurais des pages à écrire.

Depuis l'obtention de mon permis de conduire les jours se sont enchaînés à toute vitesse, avec des moments agréables entre amis comme toujours, des bons moments en famille avec un week-end dynamique, des bonnes nouvelles, mais aussi de nombreuses contrariétés, déceptions et des nouvelles bien douloureuses, finalement, c'est une ambiance propice au mois de mars et son temps si changeant.



♦ J'aimerais parler de mes dernières lectures, des livres que j'ai prévu de lire, de mes derniers films vus, de mes envies de créations, de la suite de mes idées de déco pour la maison.

♦ J'aimerais raconter tous ces bons moments passés dernièrement avec mes whood girls si précieuses, avec la famille énergique et efficace, avec la  bande de potes bien fun que j'apprécie plus que je n'ose le montrer, avec justement parmi eux une petite demoiselle que j'apprends à découvrir en me sentant à l'aise, et aussi avec des pipelettes farfelues qui sont comme autant d'éclats de rire.

♦ J'aurais à dire sur mon état d'esprit qui oscille entre humeurs changeantes et questionnements, les envies et les agacements, les espoirs et les résignations, la fatigue et le découragement. Et l'envie d'ailleurs, de nature, d'animaux et de soleil.

♦ Je pourrais également parler du boulot de Toon où la situation est tellement chaotique qu'elle a réussi à entamer sa légendaire motivation et a réussi à sérieusement ébranler sa fragile confiance en lui, de mon boulot où j'ai une fois de plus subi une douche glacée en plaçant ma confiance au mauvais endroit, une porte de plus qui se ferme et que je ne rouvrirais pas, une motivation partie en fumée et une envie d'ailleurs, encore.

 Mais finalement tout cela ne pèse rien face à la souffrance que vivent actuellement les habitants d'un pays si cher à mon coeur, et celui-ci saigne depuis vendredi, je suis incapable de penser à autre chose, je suis l'actualité d'heure en heure, espérant que la situation se stabilise, espérant que le pire n'arrive pas, espérant que tous les efforts puissent enfin se concentrer sur ceux qui ont tout perdus et qui ont si froid, au lieu que les regards des caméras soient rivés sur des machineries dont la terrifiante puissance nous fait nous sentir bien peu de choses.
Les catastrophes comme celle-ci il y en a d'autres, beaucoup d'autres mais aucune ne m'a touché autant.
Habituellement ma considération va plus à la nature et aux animaux qu'aux êtres humains, je sais c'est dérangeant mais je suis comme ça, si les humains ne m'avait pas blessé en premier lieu j'aurais pu les respecter plus.

Mais ce pays est différent, il représente un attachement fort pour moi, pour nous.
Avec tous ces défauts propres à chaque civilisation quelle qu'elle soit, avec ses mauvais côtés comme chaque pan de l'humanité, je ne peux m'empêcher d'avoir une affection indescriptible pour ce pays, un attachement si profond qu'il m'a fait me sentir si bien dès que j'ai posé mes pieds sur son sol pour la première fois, comme si j'étais déjà venu, comme si j'étais un ptit peu chez moi, comme si j'étais amenée à y retourner encore.

Un  pays dont les paysages sont d'une beauté raffinée, où les petites villes de campagne sont comme autant de joyaux et où de grandes villes comme Kyoto restent empreintes de la douceur et de la simplicité d'un village.
Et ce sentiment on le partage tous les deux avec Antoine, sa douleur est aussi profonde que la mienne, aussi forte que son désir d'y retourner, de vivre à nouveau ces moments de bien-être, ce sentiment de familiarité, cette gentillesse qui, même si elle empreinte de formalisme et de conventions sociales, n'en est pas moins agréable et apaisante.

♦ J'ai une pensée aussi ces jours-ci pour mon amie d'enfance qui a perdu sa grand-mère bien aimée, une seule personne pour elle, des milliers à l'autre bout du monde, mais la douleur est aussi profonde.
Elle qui me fait tant rire et qui incarne la joie de vivre, je n'aime pas la savoir triste, pour moi c'est comme si quelque chose de plus était détraqué dans l'univers.

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♦ Mais heureusement, au milieu de tout cet amas de noirceur qui fait que 2011 est pour l'instant comme une redescente après 4 années flamboyantes, il y a quand même des rayons de soleil.

♦ Le plaisir d'assister à un joli mariage rempli d'amour et de sincérité.
Un mariage organisé en un temps record parce que décidé sur un élan d'amour, leur folie comme ils l'ont appelée, mais une folie douce, de celle qui rend les gens heureux et donne le sourire.
La petite princesse qui va les rejoindre d'ici quelques mois sera accueillie par beaucoup d'amour, de tolérance et de générosité ♥

♦ La joie d'apprendre la naissance du deuxième enfant, déjà, de mon ami Adrien et de sa compagne Lydie, un ptit gars tout mimi qui se prénomme Ewan, un ptit frère pour ma filleule Emi qui n'attendait que lui.
J'ai hâte de les voir tous les 4 et de faire la connaissance de ce nouveau venu au si joli prénom ♥

♦ Oh et j'ai failli oublier, tant cette victoire sur moi-même est totalement engloutie par le reste.
J'ai reçu mon précieux sésame au courrier ;)



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